{"id":459396,"date":"2025-10-08T10:00:44","date_gmt":"2025-10-08T08:00:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.union.fr\/?p=459396"},"modified":"2025-10-07T15:41:04","modified_gmt":"2025-10-07T13:41:04","slug":"vers-fin-clubs-libertins","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.union.fr\/actus\/vers-fin-clubs-libertins-459396.html","title":{"rendered":"Vers la fin des clubs libertins ?"},"content":{"rendered":"<p>On croyait avoir tout vu avec le capitalisme de plateforme mais un murmure monte dans le petit monde coquin <a href=\"https:\/\/www.union.fr\/diaporama-accueil\/special-ete-vacances-100-sexe-458206.html\">libertin<\/a>. A l\u2019abri des regards, des soir\u00e9es priv\u00e9es clandestines, organis\u00e9es dans des appartements ou des maisons lou\u00e9es via des plateformes comme Airbnb (ou des sites sp\u00e9cialis\u00e9s), attirent une client\u00e8le de plus en plus large. On les surnomme pudiquement <strong>les \u00ab Airbnb du sexe \u00bb<\/strong>. Le principe, quelques couples, un mot de passe, un jacuzzi, parfois une h\u00f4tesse, souvent un buffet et surtout, l\u2019assurance de ne pas croiser l\u2019inconnu un peu trop insistant du club libertin d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9. Ces soir\u00e9es confidentielles, souvent relay\u00e9es sur les plateformes libertines comme <a href=\"https:\/\/www.union.fr\/sexo\/libertinage\/meilleurs-sites-libertin-rencontres-447147.html\">Wyylde<\/a> ou Gleese, s\u00e9duisent une client\u00e8le en qu\u00eate d\u2019exp\u00e9riences plus s\u00e9lectives. Et elles inqui\u00e8tent les g\u00e9rants de clubs traditionnels, qui voient leur fr\u00e9quentation fondre au profit de ces \u00e9v\u00e9nements clandestins organis\u00e9s, selon eux, en toute ill\u00e9galit\u00e9. \u00c0 l\u2019automne 2025, un g\u00e9rant francilien a d\u2019ailleurs d\u00e9pos\u00e9 plainte contre ces plateformes pour concurrence d\u00e9loyale. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne n\u2019est pas nouveau, mais il prend une ampleur in\u00e9dite. Il m\u00eale des enjeux de r\u00e8gles sociales, de droit et d\u2019\u00e9conomie dans un domaine o\u00f9 la discr\u00e9tion est la r\u00e8gle d\u2019or. Alors pourquoi ces soir\u00e9es s\u00e9duisent-elles autant les libertins et comment encadrer juridiquement ce qui, par essence, cherche \u00e0 \u00e9chapper aux cadres ? On fait le point.<\/p> <p><strong>Le Libertinage 2.0, de l\u2019alc\u00f4ve au salon priv\u00e9<\/strong><\/p> <p>Les codes du libertinage ont toujours flirt\u00e9 avec le secret. Des salons galants du XVIII\u1d49 si\u00e8cle aux bo\u00eetes \u00e9changistes des ann\u00e9es 1980, il y a toujours eu un go\u00fbt du cach\u00e9, du r\u00e9serv\u00e9 et du mot de passe gliss\u00e9 \u00e0 la porte. Mais aujourd\u2019hui la donne change avec la d\u00e9mat\u00e9rialisation du d\u00e9sir collectif. Les plateformes libertines comme Wyylde ou Gleese permettent de cr\u00e9er des communaut\u00e9s, de publier des annonces et d\u2019organiser des soir\u00e9es payantes dans des lieux lou\u00e9s temporairement tel qu\u2019un duplex, un Airbnb avec spa ou un chalet isol\u00e9. Et une simple recherche en ligne suffit pour trouver des annonces du type : \u00ab Soir\u00e9e \u00e9l\u00e9gante, jacuzzi et champagne, couples confirm\u00e9s uniquement. Participation aux frais : 100 \u20ac. Adresse sur invitation. \u00bb<\/p> <p>Ce sont ces participations aux frais, factur\u00e9es sans d\u00e9claration, qui font grincer les dents des clubs officiels. Derri\u00e8re le vernis de la soir\u00e9e priv\u00e9e, se cache parfois une activit\u00e9 commerciale non encadr\u00e9e et donc, une concurrence sauvage. Mais si les libertins migrent, ce n\u2019est pas seulement pour \u00e9conomiser l\u2019entr\u00e9e du club. <strong>C\u2019est aussi et surtout pour retrouver l\u2019intimit\u00e9 du fantasme.<\/strong> Les grandes structures libertines ont parfois perdu cette aura de myst\u00e8re et ce go\u00fbt du rituel. \u00c0 force de cartes de fid\u00e9lit\u00e9, d\u2019ap\u00e9ros coquins et de soir\u00e9es th\u00e9matiques sponsoris\u00e9es, certains adeptes ont envie de revenir \u00e0 quelque chose de plus\u2026 feutr\u00e9.<\/p> <p>Une habitu\u00e9e, Marie, 48 ans, se confie : \u00ab L\u2019attrait pour les soir\u00e9es priv\u00e9es, je l\u2019ai toujours eu. Et je pense que le film <em>Eyes Wide Shut<\/em> y a contribu\u00e9. Le fantasme d\u2019un lieu tenu secret, d\u2019un mot de passe et d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie cod\u00e9e est, selon moi, plus excitant que la piste de danse d\u2019un club \u00e9changiste. \u00bb<\/p> <p>Et depuis la pand\u00e9mie, ce d\u00e9sir d\u2019entre-soi s\u2019est renforc\u00e9. Les confinements ont ferm\u00e9 les clubs, mais ouvert la voie \u00e0 des micro-communaut\u00e9s d\u2019initi\u00e9s. Aujourd\u2019hui, on ne sort plus mais on s\u2019invite et ces \u201cAirbnb du sexe\u201d ne rel\u00e8vent pas d\u2019un r\u00e9seau organis\u00e9, mais plut\u00f4t d\u2019une \u00e9conomie du plaisir \u00e0 la demande. L\u2019h\u00f4te peut \u00eatre un particulier qui sous-loue ponctuellement un bien ou un organisateur semi-professionnel qui g\u00e8re plusieurs lieux. Et certains vont jusqu\u2019\u00e0 investir dans des love rooms sp\u00e9cialement am\u00e9nag\u00e9es : lit rond, miroir au plafond, ambiance tamis\u00e9e, spa et bar \u00e0 jouets. Le journal <em>Le Monde<\/em> relevait r\u00e9cemment <strong>plus de 1000 love rooms recens\u00e9es en France<\/strong>, contre moins d\u2019une centaine il y a cinq ans. Une croissance exponentielle, dop\u00e9e par les r\u00e9seaux sociaux et le marketing du plaisir chic. La promesse est simple : du sexe sans institution. Et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui inqui\u00e8te les acteurs historiques du libertinage.<\/p> <p><a href=\"https:\/\/loveshop.union.fr\/\"><div class=\"wrap-img\" id=\"wrap-img-457475\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" itemprop=\"thumbnailUrl\" class=\"aligncenter wp-image-457475 size-full\" src=\"https:\/\/www.union.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/gif-pour-vignettes-20.gif\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/div><\/a><\/p> <p><strong>Les temples du d\u00e9sir fragilis\u00e9s<\/strong><\/p> <p>Pendant longtemps, les clubs libertins \u00e9taient les seules zones franches du <a href=\"https:\/\/www.union.fr\/sexo\/453563-453563.html\">plaisir partag\u00e9<\/a>. De v\u00e9ritables institutions sociales dot\u00e9es d\u2019un bar, d\u2019un dancefloor, d\u2019espaces c\u00e2lins, de douches et d\u2019une hi\u00e9rarchie tacite du regard. Ils fonctionnaient sur un mod\u00e8le \u00e9conomique clair : entr\u00e9e payante, carte de membre, consommation obligatoire et encadrement. Mais depuis une d\u00e9cennie, leur fr\u00e9quentation baisse lentement. Les jeunes g\u00e9n\u00e9rations, plus digitales et moins codifi\u00e9es, pr\u00e9f\u00e8rent des formats \u00e9ph\u00e9m\u00e8res.<\/p> <p>La faute \u00e0 la plateformisation du sexe. Apr\u00e8s Tinder et OnlyFans, le libertinage s\u2019est lui aussi ub\u00e9ris\u00e9. Les couples ne cherchent plus un club, mais des exp\u00e9riences. Et celles-ci se trouvent d\u00e9sormais dans des groupes Telegram et sur Wyylde, o\u00f9 les annonces rivalisent de promesses :<\/p> <p>\u00ab Villa avec piscine chauff\u00e9e, dress code \u00e9l\u00e9gant. Soir\u00e9e couples + bi curieuses. \u00bb<\/p> <p>Ce glissement illustre une forme de d\u00e9sinterm\u00e9diation sexuelle. <strong>Les libertins n\u2019ont plus besoin de passer par une structure pour vivre leur plaisir.<\/strong> Et du point de vue \u00e9conomique, les clubs jouent \u00e0 armes in\u00e9gales. Ils paient un loyer commercial, des charges, des taxes, un personnel, des licences et des contr\u00f4les. Les organisateurs de soir\u00e9es priv\u00e9es, eux, op\u00e8rent sans d\u00e9claration, sans fiscalit\u00e9 et sans contraintes sanitaires.<\/p> <p>Le SNEG, le Syndicat national des entreprises gaies, qui regroupe une partie des \u00e9tablissements libertins, tire la sonnette d\u2019alarme. Ces soir\u00e9es d\u00e9tournent la client\u00e8le des clubs officiels et exercent une concurrence d\u00e9loyale flagrante. Mais comment lutter contre un ph\u00e9nom\u00e8ne aussi insaisissable ? M\u00eame Airbnb, officiellement, interdit les soir\u00e9es dans ses locations. Mais en pratique, il suffit d\u2019un code discret dans la description (<em>\u201csoir\u00e9e romantique \u00e0 plusieurs\u201d, \u201cambiance festive r\u00e9serv\u00e9e aux adultes\u201d<\/em>) pour contourner la r\u00e8gle.<\/p> <p>Les pouvoirs publics restent d\u00e9munis. Le prox\u00e9n\u00e9tisme n\u2019est pas caract\u00e9ris\u00e9, la prostitution n\u2019est pas av\u00e9r\u00e9e et le libertinage entre adultes consentants n\u2019est pas ill\u00e9gal. Tout au plus peut-on sanctionner le trouble du voisinage, ou la violation du bail si le logement est utilis\u00e9 \u00e0 des fins non pr\u00e9vues. En somme, c\u2019est un flou artistique et juridique. Une zone grise o\u00f9 prosp\u00e8re une \u00e9conomie parall\u00e8le du plaisir, ni tout \u00e0 fait licite, ni franchement clandestine. Et ce flou, loin de dissuader, attire. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette zone d\u2019ambigu\u00eft\u00e9 et cette promesse d\u2019interdit soft qui s\u00e9duit les nouveaux libertins.<\/p> <p><strong>Sexe, droit et soci\u00e9t\u00e9<\/strong><\/p> <p>Les plateformes comme Airbnb, Uber ou Deliveroo reposent sur l\u2019id\u00e9e de mettre en relation directe l\u2019offre et la demande. Appliqu\u00e9e au sexe, cette logique devient vertigineuse. On ne va plus au club, on participe \u00e0 un event et on ne fait plus l\u2019amour, on vit plut\u00f4t une exp\u00e9rience immersive. <a href=\"https:\/\/www.union.fr\/sexo\/la-petite-bibliotheque-dunion-la-sexualite-apres-50-ans-457457.html\">La sexualit\u00e9<\/a> se glisse dans le langage du marketing exp\u00e9rientiel avec ses codes esth\u00e9tiques : lumi\u00e8re rouge, spa, charte graphique \u00e9pur\u00e9e et hashtags choisis (#coupleslibres, #loversnight, #privateorgy). Ce n\u2019est plus un acte, mais un produit qui doit \u00eatre bien not\u00e9, bien photographi\u00e9 et bien racont\u00e9. Dans son ouvrage <em>La sculpture de soi, <\/em>le philosophe Michel Onfray d\u00e9finit le libertin comme un entrepreneur de sa propre jouissance. L\u2019expression trouve aujourd\u2019hui une r\u00e9sonance litt\u00e9rale et les libertins sont devenus les startuppers de leurs d\u00e9sirs.<\/p> <p>Le droit, lui, rame derri\u00e8re et le cadre l\u00e9gal fran\u00e7ais, h\u00e9rit\u00e9 d\u2019un autre temps, peine \u00e0 suivre. Le libertinage n\u2019est ni interdit, ni vraiment encadr\u00e9. Les love rooms ne sont soumises \u00e0 aucune norme sp\u00e9cifique et les soir\u00e9es priv\u00e9es rel\u00e8vent de la libert\u00e9 individuelle. Mais les plateformes qui en tirent profit marchent sur un fil. Si un organisateur per\u00e7oit une r\u00e9mun\u00e9ration, s\u2019il promeut l\u2019\u00e9v\u00e9nement ou s\u2019il tire un b\u00e9n\u00e9fice de l\u2019acte sexuel d\u2019autrui, le prox\u00e9n\u00e9tisme h\u00f4telier peut \u00eatre invoqu\u00e9 (article 225-5 du Code p\u00e9nal). La plupart jouent donc sur l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 : \u201cParticipation aux frais\u201d, \u201cacc\u00e8s sur don\u201d ou \u201cfrais d\u2019organisation\u00a0\u00bb, autant d\u2019euph\u00e9mismes destin\u00e9s \u00e0 \u00e9viter le mot \u201centr\u00e9e payante\u201d. Pour l\u2019instant, la justice n\u2019a pas encore tranch\u00e9. Mais le premier proc\u00e8s intent\u00e9 par un club contre des plateformes libertines pourrait faire jurisprudence.<\/p> <p><strong>Derri\u00e8re la bataille juridique, c\u2019est toute une mutation du rapport au sexe qui se dessine.<\/strong> Les \u201cAirbnb du sexe\u201d incarnent la tension entre d\u00e9sir d\u2019intimit\u00e9 et besoin d\u2019exposition, entre qu\u00eate d\u2019authenticit\u00e9 et recherche de performance. Le sexe n\u2019est plus un espace de transgression, mais un espace de consommation. Il se privatise en quelques clics avec quelques amis tri\u00e9s sur le volet et la promesse d\u2019une exp\u00e9rience hors norme. Or, dans ce capitalisme du d\u00e9sir, les clubs libertins repr\u00e9sentent l\u2019ancien monde, celui de la convivialit\u00e9 institutionnalis\u00e9e. Les soir\u00e9es priv\u00e9es, elles, incarnent la start-up nation de la volupt\u00e9.<\/p> <p>Finalement, les \u00ab Airbnb du sexe \u00bb ne semblent pas \u00eatre une mode passag\u00e8re mais une mutation du paysage libertin. Le <a href=\"https:\/\/www.union.fr\/actus\/a-voir-a-faire\/lile-levant-philosophie-libertinage-459038.html\">libertinage<\/a>, autrefois espace d\u2019exp\u00e9rimentation collective, devient une exp\u00e9rience personnalis\u00e9e, algorithmique, presque exclusive. Et le plaisir s\u2019individualise lui aussi. Ces espaces plus intimistes exploitent les fragilit\u00e9s dues aux co\u00fbts fixes, \u00e0 la rigidit\u00e9 et \u00e0 la r\u00e9glementation des clubs. Offrant discr\u00e9tion, souplesse et proximit\u00e9, ils s\u00e9duisent des libertins en qu\u00eate d\u2019exp\u00e9riences plus libres et moins codifi\u00e9es. Mais ce mod\u00e8le est aussi fragile. Il repose sur des zones grises juridiques, d\u00e9pend fortement de la confiance entre participants et est expos\u00e9 aux risques d\u2019abus, d\u2019images pirates, de litiges locatifs ou de plaintes du voisinage. Et tandis que les g\u00e9rants de clubs r\u00e9clament justice, la question reste enti\u00e8re : comment r\u00e9guler un d\u00e9sir qui ne supporte ni r\u00e9glementation ni vitrine ? Peut-\u00eatre faut-il accepter que la sexualit\u00e9, comme le reste, se soit num\u00e9ris\u00e9e. Les \u201cAirbnb du sexe\u201d ne tuent pas le libertinage mais le transforment. Ils en r\u00e9v\u00e8lent la face la plus contemporaine : celle d\u2019un d\u00e9sir qui cherche \u00e0 tout prix \u00e0 s\u2019autog\u00e9rer, \u00e0 s\u2019auto-h\u00e9berger et \u00e0 s\u2019auto-c\u00e9l\u00e9brer. Ce d\u00e9sir est collaboratif, d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9 et livr\u00e9 cl\u00e9 en main.<\/p> <p><strong>A lire aussi<\/strong><\/p> <p><a href=\"https:\/\/www.union.fr\/actus\/lia-apprendre-mieux-faire-lamour-453827.html\">L&rsquo;IA peut-elle nous apprendre \u00e0 mieux faire l&rsquo;amour ?<\/a><\/p> <p><a href=\"https:\/\/www.union.fr\/actus\/la-chine-offre-primes-pour-mariages-453833.html\">La Chine offre des primes pour encourager les mariages<\/a><\/p> <p><a href=\"https:\/\/www.union.fr\/actus\/alice-wild-porno-sauce-gen-z-453263.html\">Les nouveaux codes du porno pour la g\u00e9n\u00e9ration <\/a><\/p> <p><a href=\"https:\/\/www.next-dating.com\/?siteid=2576783&amp;tpl=18-sexy&amp;v=sexy\"><div class=\"wrap-img\" id=\"wrap-img-451411\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-451411 size-medium\" src=\"https:\/\/www.union.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/unionrencontre1-300x250.gif\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"250\" \/><\/div><\/a><\/p>  ","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On croyait avoir tout vu avec le capitalisme de plateforme mais un murmure monte dans le petit monde coquin libertin. 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