{"id":461546,"date":"2025-12-09T14:04:55","date_gmt":"2025-12-09T12:04:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.union.fr\/?p=461546"},"modified":"2025-12-09T14:04:55","modified_gmt":"2025-12-09T12:04:55","slug":"461546","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.union.fr\/actus\/461546-461546.html","title":{"rendered":"La g\u00e9n\u00e9ration 2000 red\u00e9couvre le Sida"},"content":{"rendered":"<p>Entre 2014 et 2023, <strong>le nombre de diagnostics du VIH chez les jeunes de 15 \u00e0 24 ans a augment\u00e9 de 41 %<\/strong>, selon Sant\u00e9 publique France. Dans le m\u00eame temps, chez les 25\u201349 ans (ceux qu\u2019on avait l\u2019habitude de regarder en priorit\u00e9), le nombre de diagnostics recule d\u2019environ 15 % sur la m\u00eame p\u00e9riode.\u00a0Alors que leurs a\u00een\u00e9s semblent enfin r\u00e9colter les fruits de d\u00e9cennies de pr\u00e9vention, les plus jeunes se r\u00e9v\u00e8lent \u00eatre le nouveau front de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie. Et si cette g\u00e9n\u00e9ration se retrouve davantage expos\u00e9e, c\u2019est parce que <strong>les dynamiques intimes se sont m\u00e9tamorphos\u00e9es<\/strong>. Les sexualit\u00e9s se d\u00e9ploient avec plus de fluidit\u00e9, les applis acc\u00e9l\u00e8rent les rencontres, les d\u00e9placements se multiplient et l\u2019id\u00e9e m\u00eame du plaisir s\u2019est lib\u00e9r\u00e9e des peurs h\u00e9rit\u00e9es des ann\u00e9es sida. Le <a href=\"https:\/\/www.union.fr\/actus\/vers-futur-sida-412566.html\">VIH<\/a> se faufile dans l\u2019intimit\u00e9 de ces jeunes n\u00e9es avec Internet alors m\u00eame que les outils de pr\u00e9vention n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi nombreux : pr\u00e9servatifs gratuits en pharmacie, PrEP, autotests, CeGIDD, d\u00e9pistage sans ordonnance, campagnes en ligne\u2026 Ce d\u00e9calage entre outils de pr\u00e9vention modernes, information accessible et propagation r\u00e9elle de l\u2019infection interroge. Alors comment le virus parvient-il \u00e0 toucher ce qui aurait d\u00fb \u00eatre la tranche la mieux arm\u00e9e pour l\u2019\u00e9viter ? On fait le point. <\/p> <h2>La jeunesse rattrap\u00e9e par l\u2019\u00e9pid\u00e9mie<\/h2> <p>L\u2019augmentation de 41 % ne sort pas de nulle part. Elle provient d\u2019une analyse fine des donn\u00e9es du Syst\u00e8me national de donn\u00e9es de sant\u00e9 et de la d\u00e9claration obligatoire du VIH, compil\u00e9es par Sant\u00e9 publique France pour la p\u00e9riode 2014\u20132023.\u00a0En 2014, 641 jeunes de 15\u201324 ans d\u00e9couvraient leur s\u00e9ropositivit\u00e9 et en 2023, ils sont 906.\u00a0 Dans le m\u00eame temps, chez les 25\u201349 ans, les d\u00e9couvertes de s\u00e9ropositivit\u00e9 passent de 3 917 \u00e0 3 347, <strong>soit une baisse d\u2019environ 15 %<\/strong>.\u00a0L\u2019\u00e9pid\u00e9mie, globalement stable apr\u00e8s la hausse post-Covid, s\u2019est donc d\u00e9plac\u00e9e vers le bas de la pyramide des \u00e2ges.\u00a0En 2023, ils sont majoritairement des hommes, souvent peu ou pas mineurs et, pour une large part, n\u00e9s en Afrique subsaharienne ou en France. On retrouve notamment :<\/p> <ul> <li>des jeunes hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, identifi\u00e9s comme particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables.<\/li> <li>des jeunes r\u00e9cemment arriv\u00e9s en France, pour lesquels la pr\u00e9carit\u00e9, l\u2019acc\u00e8s au syst\u00e8me de soins et les barri\u00e8res linguistiques ou administratives compliquent l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la pr\u00e9vention et au d\u00e9pistage.<\/li> <li>des jeunes femmes, cis ou trans, souvent moins visibles dans le r\u00e9cit m\u00e9diatique, mais fortement concern\u00e9es par les infections sexuellement transmissibles (IST) et par des diagnostics parfois tardifs.<\/li> <\/ul> <p>Autre \u00e9l\u00e9ment pr\u00e9occupant\u00a0: <strong>la part des diagnostics tardifs reste \u00e9lev\u00e9e<\/strong> (autour de 40 % tous \u00e2ges confondus), y compris chez les plus jeunes.\u00a0On continue \u00e0 d\u00e9couvrir des infections plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s la contamination, \u00e0 un stade o\u00f9 le syst\u00e8me immunitaire est d\u00e9j\u00e0 bien entam\u00e9. Il est tentant de se rassurer en expliquant cette hausse par un meilleur d\u00e9pistage. On teste plus, donc on d\u00e9tecte plus. E ce n\u2019est pas compl\u00e8tement faux. Mais ce n\u2019est pas suffisant pour \u00e9teindre l\u2019alarme. Chez les 15\u201324 ans, les taux de personnes test\u00e9es pour le <a href=\"https:\/\/www.union.fr\/actus\/transmet-virus-vih-a-femme-lui-cache-de-peur-de-perdre-180271.html\">VIH<\/a>, la syphilis, le gonocoque ou les chlamydiae ont fortement augment\u00e9 depuis 2014 (de +44 % \u00e0 +593 % selon l\u2019infection et le type de test).\u00a0En 2023, pr\u00e8s de 910 000 jeunes de 15 \u00e0 24 ans ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s au moins une fois pour le VIH. Mais cette intensification du d\u00e9pistage ne suffit pas \u00e0 expliquer la progression des diagnostics VIH. Si la simple augmentation des tests \u00e9tait en cause, on s\u2019attendrait \u00e0 voir les taux grimper dans toutes les tranches d\u2019\u00e2ge. Or les 25\u201349 ans, eux, voient leurs diagnostics diminuer. Le probl\u00e8me n\u2019est donc pas dans les labos\u2026 mais dans les lits.<\/p> <p><a href=\"https:\/\/loveshop.union.fr\"><div class=\"wrap-img\" id=\"wrap-img-457475\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" itemprop=\"thumbnailUrl\" class=\"aligncenter wp-image-457475 size-full\" src=\"https:\/\/www.union.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/gif-pour-vignettes-20.gif\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/div><\/a><\/p> <h2>Pr\u00e9servatifs en berne et des id\u00e9es re\u00e7ues en hausse<\/h2> <p>Alors comment expliquer cette augmentation\u00a0? Parmi les principaux suspects, il y a le pr\u00e9servatif. Depuis quelques ann\u00e9es, les \u00e9tudes se succ\u00e8dent pour documenter son recul discret mais r\u00e9gulier chez les adolescents et jeunes adultes. Les enqu\u00eates internationales montrent une baisse de l\u2019usage du <a href=\"https:\/\/www.union.fr\/actus\/juliusz-fromm-lhomme-preservatif-448814.html\">pr\u00e9servatif<\/a> lors des premiers rapports sexuels chez les jeunes de 15 ans, entre 2014 et 2022.\u00a0En France, l\u2019enqu\u00eate \u201cContexte des sexualit\u00e9s\u201d note \u00e9galement <strong>une diminution de l\u2019usage du pr\u00e9servatif lors des premiers rapports<\/strong> ou des relations avec un nouveau partenaire.\u00a0Du c\u00f4t\u00e9 des jeunes de 15-24 ans, seuls 29 % d\u00e9clarent utiliser syst\u00e9matiquement un pr\u00e9servatif lors de leurs relations. Un chiffre en baisse par rapport \u00e0 2022. Finalement, on parle beaucoup de consentement ou de plaisir, mais nettement moins de latex.<\/p> <p>L\u2019autre \u00e9l\u00e9ment qui justifie cette hausse est la d\u00e9sinformation. <strong>Les enqu\u00eates men\u00e9es aupr\u00e8s des jeunes montrent un niveau d\u2019id\u00e9es fausses sur le VIH qui laisse songeur<\/strong>. En 2025, 40 % des jeunes pensent par exemple qu\u2019il existe un vaccin contre le VIH, ce qui est factuellement faux. Dans une autre \u00e9tude, une majorit\u00e9 de Fran\u00e7ais, surtout plus \u00e2g\u00e9s, continue de croire que le pr\u00e9servatif est le seul outil de pr\u00e9vention, m\u00e9connaissant la <a href=\"https:\/\/www.union.fr\/actus\/buzz\/la-prep-un-traitement-preventif-contre-le-vih-qui-serait-efficace-a-100-267978.html\">PrEP<\/a>, le traitement post-exposition ou le principe \u201cInd\u00e9tectable = Intransmissible\u201d.\u00a0Les jeunes sont un peu mieux inform\u00e9s sur la diversit\u00e9 des outils, mais restent fortement expos\u00e9s aux fausses informations circulant sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p> <p>Et dans cette hausse des diagnostics, tout le monde ne porte pas la m\u00eame charge de risque. Les analyses de Sant\u00e9 publique France montrent que les jeunes hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes sont particuli\u00e8rement expos\u00e9s, notamment ceux de 18-21 ans.\u00a0 S\u2019y ajoutent des jeunes en situation de pr\u00e9carit\u00e9, plus souvent \u00e9loign\u00e9s des structures de soin, et des jeunes migrants, pour qui la question du titre de s\u00e9jour, du logement ou de l\u2019emploi passe logiquement avant la sant\u00e9 sexuelle. Les jeunes femmes et personnes trans, sont \u00e9galement plus expos\u00e9es \u00e0 la violence, aux rapports non ou mal prot\u00e9g\u00e9s et \u00e0 des rapports de pouvoir qui limitent la n\u00e9gociation du pr\u00e9servatif. Le VIH n\u2019est donc pas seulement un virus, mais un r\u00e9v\u00e9lateur social. Il se glisse dans les interstices des in\u00e9galit\u00e9s, l\u00e0 o\u00f9 le discours de la responsabilit\u00e9 individuelle est un peu court pour d\u00e9crire la r\u00e9alit\u00e9.<\/p> <h2>R\u00e9inventer la pr\u00e9vention<\/h2> <p>Face \u00e0 ces chiffres, la tentation est grande de d\u00e9gainer les vieux r\u00e9flexes en recyclant les affiches des ann\u00e9es 1990 et le slogan \u201cUn pr\u00e9servatif ou rien\u201d, tout en esp\u00e9rant que la nostalgie fera le reste. Mais aujourd\u2019hui on dispose de bien plus d\u2019outils qu\u2019il y a trente ans. La<strong>\u00a0<\/strong>PrEP est un <a href=\"https:\/\/www.union.fr\/sexo\/tasp-vih-intransmissible-383632.html\">traitement pr\u00e9ventif\u00a0<\/a>extr\u00eamement efficace chez les personnes s\u00e9ron\u00e9gatives expos\u00e9es au virus. Le <strong>TPE<\/strong>\u00a0(traitement post-exposition), \u00e0 prendre dans les 48 heures apr\u00e8s un rapport \u00e0 risque limite l\u2019infection. Les <strong>d\u00e9pistages gratuits et anonymes<\/strong>\u00a0se sont d\u00e9mocratis\u00e9s via les CeGIDD, les autotests, les s\u00e9rologies sans ordonnance et sans avance de frais. Les traitements antir\u00e9troviraux permettent, chez les personnes s\u00e9ropositives, d\u2019atteindre une charge virale ind\u00e9tectable et donc, de ne plus transmettre le virus.\u00a0Le probl\u00e8me n\u2019est donc pas le manque d\u2019outils.<\/p> <p>Et les experts en pr\u00e9vention le r\u00e9p\u00e8tent. Pour toucher les jeunes, il faut aller sur leurs terrains de jeu (r\u00e9seaux sociaux, plateformes vid\u00e9o, festivals, clubs et lieux de sociabilit\u00e9). Cela suppose des contenus pens\u00e9s pour eux comme des messages qui parlent de plaisir, de d\u00e9sir et de relations, pas uniquement de risque et de bonne conduite. Il faut \u00e9galement des relais incarn\u00e9s : influenceurs, artistes, associations et professionnels de sant\u00e9 \u00e0 l\u2019aise avec les codes num\u00e9riques. Dans plusieurs campagnes r\u00e9centes, associations et institutions ont d\u2019ailleurs commenc\u00e9 \u00e0 tester ces approches avec des comptes Insta ou TikTok d\u00e9di\u00e9s, des collaborations avec des cr\u00e9ateurs de contenu et des formats de questions\/r\u00e9ponses en live.<\/p> <p>Ce qui se joue autour du VIH chez les jeunes est moins une histoire de d\u00e9responsabilisation qu\u2019un <strong>r\u00e9ajustement entre les discours et les r\u00e9alit\u00e9s<\/strong>. On ne vit pas sa sexualit\u00e9 en 2025 comme en 1995. Les parcours identitaires sont plus fluides, les partenaires se rencontrent en ligne et la pornographie structure une partie des imaginaires. Les discours masculinistes et conservateurs brouillent \u00e9galement le message sur le consentement et la contraception.\u00a0Parler de VIH \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration, c\u2019est donc accepter de parler aussi de masculinit\u00e9, de violences, de sant\u00e9 mentale, de pr\u00e9carit\u00e9, de racisme, de honte, de d\u00e9sir de libert\u00e9 et de peur de l\u2019exclusion.<\/p> <p>Finalement, le thermom\u00e8tre statistique ne dit pas tout, mais il alerte sur un point pr\u00e9cis. La pr\u00e9vention, telle qu\u2019elle est con\u00e7ue aujourd\u2019hui, n\u2019est pas adapt\u00e9e \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration-l\u00e0. La bonne nouvelle, c\u2019est qu\u2019on sait d\u00e9j\u00e0 ce qui fonctionne : d\u00e9pistage r\u00e9gulier, acc\u00e8s facilit\u00e9 aux outils (PrEP, TPE, pr\u00e9servatifs gratuits), information claire et nuanc\u00e9e, campagnes cibl\u00e9es pour les jeunes et les publics pr\u00e9caires.\u00a0Reste \u00e0 le faire avec un langage qui n\u2019infantilise pas, ne moralise pas, n\u2019invisibilise pas les sexualit\u00e9s minoritaires et qui n\u2019oublie pas que la sexualit\u00e9 reste d\u2019abord une histoire de plaisir, de rencontres et d\u2019explorations. Au fond, la hausse des diagnostics chez les jeunes n\u2019est pas la preuve qu\u2019ils sont plus irresponsables que leurs a\u00een\u00e9s. C\u2019est surtout le rappel qu\u2019on ne peut pas se contenter d\u2019actualiser les chiffres sans mettre \u00e0 jour les messages.<\/p> <p><strong>A lire aussi :\u00a0<\/strong><\/p> <p><a href=\"https:\/\/www.union.fr\/actus\/patiente-vih-en-voie-de-guerison-451778.html\">Une patiente atteinte du VIH en voie de gu\u00e9rison<\/a><\/p> <p><a href=\"https:\/\/www.union.fr\/sexo\/414991-414991.html\">VIH, quand enlever le pr\u00e9servatif ?<\/a><\/p> <p><a href=\"https:\/\/www.union.fr\/sexo\/sexualite-et-sante\/maladies-et-sexualite\/quels-sont-les-symptomes-dune-infection-par-le-virus-du-sida-3-15343.html\">Quels sont les sympt\u00f4mes d&rsquo;une infection par le VIH ?<\/a><\/p>  <p><a href=\"https:\/\/www.next-dating.com\/?siteid=2576783&amp;tpl=18-sexy&amp;v=sexy\"><div class=\"wrap-img\" id=\"wrap-img-451411\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-451411 size-medium\" src=\"https:\/\/www.union.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/unionrencontre1-300x250.gif\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"250\" \/><\/div><\/a><\/p>  ","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre 2014 et 2023, le nombre de diagnostics du VIH chez les jeunes de 15 \u00e0 24 ans a augment\u00e9 de 41 %, selon Sant\u00e9 publique France. Dans le m\u00eame temps, chez les 25\u201349 ans (ceux qu\u2019on avait l\u2019habitude de regarder en priorit\u00e9), le nombre de diagnostics recule d\u2019environ 15 % sur la m\u00eame p\u00e9riode.\u00a0Alors [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":19329,"featured_media":461555,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,3,5964,39,36,5,2,38,178,27],"tags":[],"class_list":["post-461546","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actus","category-diaporama-accueil","category-education-sexuelle","category-la-contraception","category-maladies-et-sexualite","category-menu_site","category-mise-en-avant","category-protection-et-prevention","category-ist-mst","category-sexualite-et-sante"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/461546","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19329"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=461546"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/461546\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":461556,"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/461546\/revisions\/461556"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/461555"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=461546"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=461546"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.union.fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=461546"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}