Un film grec crée le scandale sur l’Acropole !

Nanou Redacteur 12 janvier 2022

Mi-décembre un film grec mettait en scène un couple homosexuel copulant dans l’Acropole. Pourquoi cette scène fait elle polémique ? On vous explique !

L’Acropole, célèbre partie haute de la ville d’Athènes qui contenait les temples de plusieurs divinités, a été le théâtre d’un acte peu commun.

sorti mi-décembre mais relayé sur les réseaux sociaux début janvier met en scène un rapport sexuel gay au beau milieu des vestiges.

Un film engagé

Le court-métrage intitulé « Départhénon » raconte les aventures érotiques d’un groupe d’amis aux visages masqués. Ce film serait un hommage au Banquet de Platon (œuvre dans laquelle les personnages débattent du rôle d’Eros, divinité de l’amour). Durant la courte scène de sexe homosexuel, nous pouvons y entendre des figurants crier «Santé, salacité et émeute !».

Pourquoi ? Les auteurs anonymes de cette œuvre décrivent leur film comme une reconquête sensuelle et contemporaine d’un monument qui symbolisant «le nationalisme, le culte de l’Antiquité, le patriarcat , le mercantilisme, la culture de masse et, entre autres aussi, la sédentarité.»

Une scène de sexe controversée

Le film contient bien d’autres scènes de sexes…  mais c’est celle-ci qui a retenu l’attention pour deux raisons.

L’élément factuel

La mairie d’Athènes n’avait pas donné d’autorisation de tournage pour la scène. Les acteurs et l’équipe du film ont donc tourné à la sauvette, caméra épaule au milieu des touristes… Au delà de participer au stéréotype d’un pays de débauche, l’image ne manquera pas d’entretenir le cliché du grec homosexuel et des bars gays de Mykonos…

Le ministère de la Culture a par ailleurs démarré une enquête visant à identifier les auteurs du film et trouver les failles dans la sécurité du lieu qui ont permis un tel acte.

La libre interprétation de chacun

peut être permis dans certaines conditions : la manifestation politique par exemple.

Le ministre de la Culture grec s’est exprimé sur le sujet décrétant que : «Le site archéologique de l’Acropole n’est pas approprié pour la création de contenu militant ou pour n’importe quel autre type d’activité ou délit pouvant nuire au respect du monument».

Spyros Bibilas, président de la guildes des acteurs grecs a également exprimé son désaccord avec les auteurs affirmant qu’ : «En tant que Grec, j’ai honteOn ne peut pas faire tout et n’importe quoi au nom de l’activisme. De ce que j’ai pu en voir, d’ailleurs, je ne considère même pas ça comme un acte militant, mais juste comme quelque chose de stupide.»

Acte politique ou simple envie de faire l’amour en public sous couvert d’activisme, le débat reste ouvert ! A la justice de trancher entre la sagesse d’Athéna et la perversité de Dionysos.

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