Psychee et Eros : une vision « porno chic » du libertinage
18 novembre 2025
Ils avouent tous les deux qu’avant de se lancer dans le libertinage, leur sexualité était déjà très active. Psychee et Eros vivent en Bretagne. La force de leur couple : la communication. Grâce à elle, ils ont pu avancer, évoluer dans leur sexualité et s’orienter progressivement vers de nouveaux horizons, de nouveaux plaisirs. Cela s’est fait sans brûler les étapes et aujourd’hui, ils s’épanouissent totalement dans leur mode de vie. Ils rencontrent des couples, des femmes et des hommes (bi ou non), toujours en quête d’échanges, de partage et d’agréables sensations. Un couple aussi bien dans sa tête que dans son corps et qui se confie aujourd’hui aux lecteurs d’UNION.
Comment le libertinage est-il entré dans votre vie de couple ?
Psychee : Cela fait 13 ans maintenant. Auparavant, nous avions une sexualité assez ouverte. Le libertinage, c’était à la fois un fantasme, l’envie de s’amuser à d’autres jeux. Nous étions très curieux de découvrir cet univers.
Eros : Nous en parlions assez souvent. Et puis, un jour… Nous nous sommes un peu renseignés et nous nous sommes retrouvés devant la porte du Bilitis. La Bretagne possède peu de clubs.
Et une fois à l’intérieur ?
P. : On s’est très bien amusés même si ce soir-là, nous n’avons pas libertiné. La chose qui m’a le plus marquée au cours de cette première sortie en club, c’est la notion de liberté. On pouvait faire tout ce qu’on avait envie dans une ambiance très respectueuse. Pourquoi pas danser complétement nue… Rien d’obligatoire, mais tout était possible.
E. : Une fois revenus chez nous, nous avons longuement discuté de ce que nous venions de vivre. C’était une évidence, ce monde était fait pour nous. Pour satisfaire notre curiosité, y vivre nos fantasmes, y découvrir de nouveaux plaisirs.
Et depuis 13 ans, comment avez-vous évolué dans cet univers ?
E. : En prenant tout notre temps sans jamais précipiter les choses, ni brûler les étapes… Mélangisme, côte-à-côtisme, échangisme…, on tente de nouvelles choses, on voit si ça nous plaît, on en discute, on recommence si c’était bien pour nous deux. Tout ça à notre rythme avec une règle d’or, toujours essayer de voir le positif dans chacune de nos nouvelles expériences.
P. : En laissant la priorité au feeling, même si j’ai une forte préférence pour les beaux corps, les hommes sensuels et musclés avec une attirance plus particulière pour les hommes de couleur.
Plutôt soirées privées ou clubs ?
P. : On apprécie les deux. Le Cap d’Agde aussi, les plages naturistes. L’an dernier par exemple, je m’étais lancé un petit défi que j‘ai réussi : un bukkake sur la baie des Cochons. On adore ça, se lancer des défis, mettre un petit côté ludique dans nos relations. Le cérébral est aussi important que l’aspect physique dans notre sexualité.
Votre sexualité aujourd’hui ?
E. : Aucun a priori, peu de tabou. On est toujours aussi curieux et prêts à découvrir de nouveaux jeux, de nouveaux plaisirs. On pratique le triolisme, la pluralité masculine, les échanges avec d’autres couples, le candaulisme, la bisexualité femme et homme.
P. : On a testé le BDSM, on a participé à des soirées avec de belles mises en scène, des jolies tenues un peu fétish, des soirées shibari. Mais dans le BDSM, hélas pour nous, on met beaucoup plus l’accent sur le côté cérébral que sur les jeux purement sexuels. Du coup, on apprécie mieux les soirées où libertinage et BDSM se mélangent.
Et la photo, dans tout ça ?
P. : Oui, c’est vrai, nous adorons faire des photos coquines. C’est un jeu qui nous rend encore plus complices, plus proche l’un de l’autre. Il y a bien sûr le côté exhibe et voyeur, mais c’est aussi un travail esthétique. On essaie que tout cela reste très naturel, qu’on se reconnaisse vraiment à travers nos clichés. Parfois, et j’aime bien aussi, je sers de modèle pour d’autres photographes qu’Eros.
Copyright photos : Dlilou, Sabada6 et Artist’X
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