Une jeune Brésilienne se fait reconstruire le vagin avec de la peau de poisson

Claire Dasilva 7 juin 2018

Une jeune femme née sans vagin au Brésil a bénéficié d’une reconstruction vaginale à partir de la peau d’un poisson d’eau douce, le tilapia.

Un vagin en peau de poisson, un grand pas pour la science

                                                               Crédit photo: thesun
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Alors que son cas était sans espoir, Jucilene Marinho, une Brésilienne de 23 ans atteinte du syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser découvre depuis peu les joies de la sexualité à deux grâce à la chirurgie réparatrice. Pendant les quinze premières années de sa vie, la jeune femme avait eu un développement « normal ». Elle n’avait jamais remarqué l’absence de son vagin. Cette maladie rare contractée à la naissance a été détectée suite à de nombreuses douleurs au ventre. Le diagnostic a permis aux scientifiques de trouver une solution… la reconstruction du vagin avec de la peau de poisson. Une première pour la science !

Durant l’opération, une incision a été pratiquée entre la vessie et l’anus, pour la création du futur vagin. Un moule construit au préalable, a été inséré dans l’incision pendant 10 jours pour éviter qu’il se referme.

Pourquoi utiliser le poisson?  En général, pour reconstruire ou construire un vagin, les médecins utilisent des moules en silicone enroulés d’une greffe de peau et constitués d’un creux en forme de vagin. Mais dans ce cas, ils utilisent la peau du tilapia, très riche en collagène pour ses vertus résistantes et cicatrisantes. Cette expérience est utilisée le plus souvent pour accélérer la cicatrisation des grands brûlés.

Un rapport sexuel jouissif !

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Trois semaines après l’intervention, la jeune Brésilienne a regagné son domicile. Six mois plus tard, Jucilene Marinho a reçu l’accord de son médecin pour avoir des rapports sexuels. Et c’est avec ton petit ami qu’elle a partagé ce moment. Ces premières impressions suite à son premier rapport sexuel: « C’était un moment merveilleux car tout fonctionnait parfaitement ». « Je n’ai senti aucune douleur, juste du plaisir et de la satisfaction. »

Bien que l’opération ait été un succès, Jucilene Marinho ne pourra jamais procréer. Mais cette avancée scientifique donne de l’espoir à quatre autres cas similaires au Brésil qui ont révélé avoir ce syndrome rare. L’équipe de médecine compte bien répandre ce nouveau traitement dans le monde après des analyses plus avancées.

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