Fin de course
6 mars 2026
Je cours presque toujours seule. C’est mon moment : l’aube qui pointe son nez, la ville qui s’éveille, et moi qui tente de muscler mon corps avant d’aller bosser. Voici mon histoire de sexe érotique.
Une rencontre sportive
Ce matin-là, j’étais sur le sentier, là où les arbres forment comme un tunnel de verdure, quand je l’ai aperçu. Il courait quelques mètres devant moi. Je ne voyais pas son visage, seulement sa silhouette fluide, son rythme régulier, la façon dont ses épaules se détendaient à chaque expiration. Cet homme était rudement bien gaulé, j’ai pensé. Je l’ai rattrapée sans réfléchir, portée par un mélange de curiosité et d’attirance. « Belle cadence », ai-je laissé échapper en arrivant à sa hauteur. Il a tourné la tête. Un sourire, rapide, presque surpris. Ses joues étaient roses du froid, ses yeux brillants. Il était canon, autant de face que de dos ! Son rire m’a donné envie de me caler à ses côtés. Nous avons trottiné ensemble quelques instants, sans parler. J’entendais son souffle s’accélérer. Puis il s’est mis à grimacer légèrement et m’a dit qu’il allait faire une petite pause car il avait un point de côté. Je me suis arrêtée pour rester avec lui. Nous étions seuls dans cette forêt. C’était audacieux de ma part, mais je n’arrivais pas à me résoudre à le quitter. Sa présence me retenait, j’avais envie d’être proche de lui. Il ne semblait pas trouver étrange que je m’éternise et en semblait même content, voire flatté. Il s’appelait Marc. Nous avons convenu de nous retrouver le lendemain pour courir ensemble.
Le lendemain, nous avons couru côte à côte à nouveau. À un moment, il y eut un croisement plus étroit sur le sentier. Nos bras se frôlèrent. Il ne s’écarta pas plus que nécessaire. Je n’avais qu’une envie, le pousser dans les fourrés et le plaquer contre un arbre pour l’emballer. Comme nous courions à petite allure, nous pouvions tenir une conversation et nous raconter nos vies en même temps. Nous avons bavardé, échangeant des banalités jusqu’à révéler nos lieux d’habitation, et j’ai c’est là que j’ai capté que l’appartement de Marc était à peine à dix minutes de marche. « Tu veux venir prendre un café après ? » À mon tour d’être surprise par sa proposition et sa franchise. J’ai tout de suite accepté. Nous avons sprinté jusqu’à sa chez lui et sommes arrivés, rouges vif, haletants. Lorsqu’il a introduit la clé dans la serrure, il s’est retourné vers moi comme pour s’assurer de mon total consentement. Je suis entrée la première, sans hésitation et nous nous sommes écroulés côte à côte sur son canapé, les corps tout collants de sueur. Nous poussions presque des gémissements de fatigue et c’était comme si nous venions de terminer une partie de baise endiablée dont on ressortait fourbus.
Notre première fois
Alors que nous avions tous les deux la tête vautrée sur le dossier, nous l’avons tournée l’un vers l’autre en même temps. Un sourire a irrésistiblement agrandi nos bouches. Nos mains étaient posées toutes proches sur le sofa. Il a saisi la mienne dans la sienne. Le contact de sa peau m’a tout de suite électrisée. Il a embrassé ma main délicatement, en a caressé chaque doigt et la paume, et c’était le geste le plus érotique du monde. Nos corps se sont rapprochés et nous nous sommes collés l’un à l’autre, sans gêne aucune. Sa bouche s’est scellée à la mienne. Sa langue y est entrée, si sensuellement que je me suis tout de suite mise à mouiller. C’était plus fort que moi. Ce baiser était si intense que nous nous sommes mis à nous déshabiller compulsivement, retirant nos vêtements de sport humides pour nous retrouver nus dans la lumière du matin qui inondait la pièce à travers la baie vitrée. Son corps était magnifique, et il avait l’air du même avis quant au mien, dont je dois dire que je suis moi-même assez fière. Il semblait admiratif et voir cette admiration dans son regard m’a bouleversée. Il m’a prise dans ses bras pour m’emmener jusque dans sa chambre, où il m’a déposée sur le lit aux draps blancs.
Je me suis agenouillée pour le prendre en bouche, car j’avais une envie irrésistible de lui faire plaisir. Je l’ai sucé jusqu’à en avoir les mâchoires crispées, tellement j’avais envie de lui faire du bien. Ses gémissements étaient encore plus forts qu’après le sprint. J’ai adoré le sentir si vif contre ma langue. Puis il m’a prise en levrette, s’enfonçant tendrement au fond de moi, et j’ai senti toute l’ampleur et toute la vigueur de sa queue bien dure. Il m’a ainsi besognée de longues minutes délectables, avant que je me tourne en missionnaire et qu’il me prenne à nouveau, yeux dans les yeux. Je n’avais qu’à cambrer légèrement le bassin pour que sa pénétration me stimule au plus fort de mes sensations et me fasse jouir. Me voyant exulter, il s’est retiré pour éjaculer sur mon corps et marbrer ma peau mate de son nectar en émettant un dernier sonore et profond gémissement de plaisir. C’était merveilleux à entendre et à regarder. Après une rencontre comme celle-ci, nos footings auront dorénavant une saveur particulière.
A lire aussi :