Le candaulisme renforce leur couple !

Rania 15 mai 2025

Qui a dit que candaulisme rimait avec jalousie ? Barbara et Thierry ainsi que Marie et Franck nous livrent leur témoignage sur la pratique du candaulisme au sein d’un couple épanoui !

Ces couples nous font part de leur expériences concernant le candaulisme, et en quoi cette pratique les rapproche !

Barbara et Thierry (Thibab06) : une pratique régulière et incontournable

Ils habitent Nice, elle est serveuse dans une brasserie, lui est chauffeur routier et, après avoir vécu une vie de couple (assez insatisfaite sur le plan sexuel) chacun de leur côté, ils se sont rencontrés en 2023.

À partir de là, ils ont pu (enfin) tous les deux vivre leurs fantasmes et le candaulisme est arrivé quasi immédiatement dans leurs jeux comme l’explique Barbara : « Au début de notre relation Thierry m’a demandé quel était mon fantasme, mes envies et j’ai répondu que j’aimerais essayer les gang bang, qu’il me regardeme faire baiser par d’autres… L’entendre me dire de me lâcher, de me donner à fond pour faire ressortir la salope qui est en moi. »

Une relation à double sens car Barbara aime aussi voir Thierry avec d’autres femmes : « Quand c’est moi qui l’observe en train de baiser une autre, que je le vois prendre son pied, ça m’excite et j’ai encore plus envie de lui. »

De son côté, Thierry ne reste pas seulement voyeur des ébats de Barbara avec d’autres partenaires, il aime aussi participer : « J’adore voir ma femme s’épanouir sexuellement et jouer avec d’autres hommes que moi. Plus elle prend son pied, et plus je l’entends jouir, plus cela m’excite. Donc si cette pratique est du candaulisme alors oui je suis candauliste ! »

C’est lui qui gère les rencontres, le choix des amants en fonction des goûts de Barbara. Le candaulisme s’est installé très naturellement dans leur vie de couple, la pratique est devenue régulière pour le plus grand plaisir des deux.

L’appétit sexuel de Barbara est tel qu’elle adore se lâcher totalement devant Thierry : « Je suis très expressive et j’aime que mes jouets du moment voient la salope que je suis au fond de moi. Mais dans cette situation je ne me sens pas femme offerte, c’est plutôt Thierry qui m’offre des bites pour que je puisse jouir avec. »

Il n’y a jamais eu de sentiment de jalousie dans leur couple. Le candaulisme est un jeu qui leur permet de s’épanouir pleinement tous les deux et qui a renforcé leur confiance, leurs liens amoureux, leur complicité. « Il faut différencier le cœur et la queue », comme l’explique Thierry.

Tous les deux parlent d’une pratique totalement positive qui leur permet de vivre des moments très forts en intensité.

En revanche, le cuckolding ne fait pas partie de leurs désirs. Thierry tient à participer activement au plaisir de sa femme. Il aime faire des photos, des vidéos lorsqu’elle est en compagnie de ses amants, mais le seul rôle de spectateur ne lui convient pas du tout, et encore moins, celui du mari cocu.

Quant à Barbara, elle est très heureuse dans sa nouvelle vie de couple : « Mon homme me permet de prendre confiance en moi. J’ai énormément de chance de l’avoir rencontré. Je peux faire ce que je veux, dire ce que je veux, il le saura toujours et il y a un côté excitant à l’imaginer aimer cette femme coquine que je peux être.

J’aime qu’on sache que je suis une salope, je vais avoir des actes dans la vie de tous les jours avec mon homme qui vont l’exciter. Dans nos soirées, j’aime voir tous ces mecs bander à me regarder m’exprimer et crier. Grâce à Thierry, aujourd’hui, je suis une femme épanouie, comblée. » N’est-ce pas dans ces mots, la plus belle preuve d’amour… 

Marie et Franck : un jeu qui renforce le désir

Petite virée en région parisienne pour rencontrer Marie et Franck, en couple et libertins depuis une dizaine d’années. Le candaulisme est arrivé petit-à-petit dans leurs jeux, comme un glissement. Au début, ils recherchaient des couples, mais peu à peu ils se sont tournés vers des hommes seuls : « Franck aime me voir au centre d’une pluralité masculine. Cela nous excite l’un et l’autre : moi de me sentir très salope, lui est fier d’être l’homme de cette salope appréciée de tous. »

Les désirs de chacun évoluant, Franck s’est de plus en plus effacé des relations concrètes pour adopter une attitude de maître protecteur, chef d’orchestre, en retrait comme spectateur. C’est par lui que tout se passe, mais il ne rentre dans la danse qu’après un certain temps et quand lui le décide.

« Cela s’est fait naturellement, aucun de nous n’a eu à convaincre l’autre, cela s’est fait presque sans que l’on s’en rende compte », explique Marie, « Aujourd’hui, c’est même devenu notre modus vivendi principal. Franck organise nos rencontres de A à Z. Je crois pouvoir dire que l’excitation est déjà là, dès l’organisation.

Il aime sélectionner ces hommes, le lieu, le scénario… Quand tout commence il est en retrait, il veille à ce que tout se passe comme prévu, puis c’est le moment où il peut baisser la garde, lâcher un peu le contrôle et il rentre dans la danse pour mon plus grand plaisir. »

Marie parle d’une relation où le regard de son compagnon participe pleinement à son plaisir : « C’est assez indescriptible et cela peut paraître fou à qui ne l’a pas vécu… J’aime son regard sur moi, c’est vraiment lui qui m’embrase. Clairement je vis dans les braises, mais lui c’est l’allumette !

Je suis constamment à la recherche de son regard, j’aime voir sa fierté et son excitation dans son regard. Quand je m’occupe de ces hommes et qu’il rentre dans la danse, parfois j’ai les yeux bandés, mais à la seconde où je sens ses mains je le reconnais immédiatement. »

Tous les deux se sentent très complices dans ces moments-là. Les sentiments de jalousie n’existent pas car il n’y a aucune relation amoureuse avec les amants de Marie :

« Pour moi, ce sont des instruments de plaisir immédiat. Mais le candaulisme va beaucoup plus loin que le simple plaisir sexuel.  Il renforce nos liens. Nous sommes comme beaucoup de couples lambda, parfois rattrapés par la vie verticale, la routine… Cela nous arrive de ne pas baiser pendant un petit temps.  Et tout d’un coup, nous vivons un moment hors du temps comme celui-ci, et c’est reparti pour un tour, on baise tous les jours, nous sommes à nouveau excités et connectés comme au premier jour. »

Leur complicité, c’est aussi beaucoup de dialogue après une soirée pluralité. Place à la tendresse et tous les deux se racontent ce qu’ils ont ressenti physiquement et mentalement, ce qu’ils ont aimé et, généralement, ils refont l’amour, rien que tous les deux en se remémorant les bons moments de la soirée passée. 

Pour Marie, dans ce type de jeux, le regard de son mari est indispensable pour qu’elle puisse jouir pleinement. Sa présence la rassure, la protège et l’aide à se livrer et à se lâcher totalement avec ses amants. L’idée d’aller les rencontrer seule, même si cela est déjà arrivé, l’excite beaucoup moins. Le candaulisme s’inscrit aussi pour elle dans une démarche BDSM : « BDSM et très intellectuelle. Le candaulisme pour lui-même ne m’intéresse pas, j’aime me sentir humiliée, par lui, pour lui, et voir sa fierté embraser son regard au fur et à mesure de nos jeux. »

Et de conclure : « Je souhaite à beaucoup de couples, ensemble depuis tant d’années comme nous, de s’amuser autant ! Ce n’est hélas pas donné à tout le monde. » 

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