6 mythes autour du « bodycount »
28 mai 2025Zoom sur 6 mythes véhiculés par les réseaux sociaux autour du « bodycount » !
Aujourd’hui, lorsqu’un homme souhaite séduire une femme et apprendre à la connaître, il peut lui poser la question de son « bodycount« , c’est-à-dire le nombre de partenaires sexuels qu’elle a eus jusqu’à présent.
Le terme « bodycount », d’origine anglaise, signifie littéralement « décompte des corps« . Dans le contexte actuel, il désigne le nombre de partenaires sexuels d’une personne. Ce nombre affole autant qu’il ne dérange certains, menant à de nombreux débats, notamment sur les réseaux sociaux, où il fait l’objet de discussions fréquentes et parfois polarisées.
Le bodycount de la femme et de l’homme : deux perceptions différentes
Dans la société, la perception du bodycount varie selon le genre. Un homme ayant eu de nombreux partenaires est souvent perçu comme expérimenté ou valorisé, tandis qu’une femme avec le même nombre de partenaires peut être jugée négativement ou qualifiée de « fille facile« .
Sur les réseaux sociaux, ce double standard apparaît dans des commentaires comme : « Le bodycount d’une femme et d’un homme, c’est pas pareil », « Si une meuf a plus de 10 de bodycount, c’est une pute ». Cette différence de traitement s’inscrit dans des représentations culturelles et sociales persistantes.
Le mythe du « lien d’âme »
« Ne fais pas l’amour avec n’importe qui, tu vas garder un lien d’âme ! » Ce type de conseil, relayé notamment sur Reddit, fait référence à des croyances issues de traditions philosophiques, religieuses ou culturelles. Dans certains courants spirituels et ésotériques, l’acte sexuel est perçu comme créant un lien particulier entre les partenaires.
Ce mythe est parfois utilisé pour encourager la fidélité ou limiter les relations hors mariage, même s’il n’existe pas de fondement scientifique universel à cette idée.
Bodycount élevé = pas de relations sérieuses ?
Un autre préjugé répandu sur les réseaux est que le fait d’avoir eu de nombreux partenaires rendrait une femme « non-mariable » (expression populaire qui désigne une femme qui ne rentre pas dans une catégorie définie par un homme).
« Nous quand une femme nous parle de ses anciennes relations, on imagine des trucs de malade », explique un Tiktokeur dans une vidéo devenue virale. « On vous imagine en train de subir des choses atroces avec la sauce du chef collée sur le visage, et ça c’est pas possible ». Ce type de discours reflète certaines insécurités ou attentes liées à la comparaison avec d’anciens partenaires.
La « pute » vs la « pure »
Le concept de pureté, souvent associé à l’innocence ou à l’absence de « tache morale », est principalement appliqué aux femmes. Cela soulève la question du jugement porté sur la vie sexuelle féminine : « le pénis serait-il impur ? » ou « une femme serait-elle souillée par le sexe ?«
Sur TikTok, certains influenceurs comme « Alex Hitschens » abordent ce sujet dans leurs vidéos : « vous dites que 7 ce n’est rien mais imaginez 7 hommes entrain de soumettre votre gonzesse », ce qui alimente le débat autour de la notion de pureté ou de saleté de la femme.
Les préliminaires, ça compte dans le bodycount ?
Pour certains, le bodycount ne concerne que les rapports pénétratifs. D’autres estiment que les préliminaires (caresses, baisers, stimulations orales, jeux érotiques) font aussi partie de la vie sexuelle.
Sur TikTok, une dissociation est souvent faite entre préliminaires et bodycount, comme en témoignent certaines tendances sur TikTok où les utilisateurs indiquent séparément le nombre de flirts, de baisers, de préliminaires et de bodycount eus en 2025. « j’ai 7 de bodycount et 9 prélis » commente une Tiktokeuse. Ce qui prouve que dans l’imaginaire de certains, les prélis ne comptent pas dans le bodycount.
Après le bodycount, le « galoche count » ?
Sur X, une nouvelle expression a récemment émergé : le « galoche count« . « Heureusement que la galoche ne rentre pas dans le bodycount sinon je serais foutue », écrit une utilisatrice. Ce terme a donné lieu à des débats sur la façon de comptabiliser les différentes expériences.
Au final, le bodycount reste un sujet de débat, révélant différentes perceptions sociales et culturelles autour de la sexualité et des relations, et illustrant la persistance de certains stéréotypes.
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