Offrez un rat à une chouette et vengez-vous de votre ex !
26 février 2025
Votre dernière relation vous a laissé un goût amer ? Voici une alternative bien plus cathartique qu’un pot de glace devant Netflix pour passer l’éponge. A l’occasion de la Saint Valentin, un programme de reproduction au Canada a trouvé l’idée parfaite pour allier douce vengeance et bonne action : renommer un rat au nom de son ex pour qu’il devienne le repas de choix d’une chouette tachetée du Nord, une espèce en danger critique d’extinction. Une cause noble, un ex qui finit dans le bec d’un rapace et une paix intérieure retrouvée. Adieu rancune, bonjour biodiversité ! Alors tenté ?
« No regRATS », une vengeance au service de la nature
C’est l’idée du Northern Spotted Owl Breeding Program (NSOBP) en Colombie-Britannique. La campagne « No regRATS » (oui, il fallait oser) est aussi tordue que brillante. Pour un don de 5 dollars minimum (environ 4,80 €), il est possible de baptiser un rat du nom d’un ancien amour ou ennemi juré pour le voir rejoindre le menu gastronomique d’une chouette affamée.
Et ce n’est pas tout : pour immortaliser l’instant, une photo et une vidéo de l’ex-rat avant son ultime destin sont envoyées par email au donateur. Un souvenir doux-amer à savourer avec un verre de vin et un sourire satisfait.
Mais pourquoi des rats ? Parce que ces rongeurs constituent la base du régime alimentaire de nos charmantes chouettes. La campagne vise à réintroduire l’une des espèces les plus menacées du Canada dans son habitat naturel.
La chouette tachetée du Nord, un oiseau en danger
Si ce concept fait sourire, il repose en réalité sur un enjeu bien plus sérieux : la survie des chouettes tachetées du Nord. Avant l’exploitation forestière massive en Colombie-Britannique, ces oiseaux étaient plus de 1 000 à sillonner les forêts. Aujourd’hui, ils ne sont plus que six individus sauvages dans la région et leur habitat a largement été détruit par la déforestation. Les chouettes tachetées doivent aussi faire face à une concurrence féroce avec la chouette rayée, une espèce non indigène.
Le NSOBP, qui se charge de la reproduction en captivité, cherche des fonds pour continuer ses efforts. Ce programme vise à réintroduire les chouettes dans leur habitat naturel, et chaque dollar collecté aide à financer leurs soins et leur reproduction.
Et quoi de mieux que d’utiliser l’esprit de revanche des cœurs brisés pour financer la protection de cette espèce ? Une vengeance responsable et écologique, c’est pas beau ça ?
Une campagne qui divise… mais qui cartonne !
Si la plupart des internautes ont adoré l’idée, certains défendent les rats, affirmant qu’il est injuste de les associer à des ex toxiques. Après tout, les rats sont intelligents, sociables et fidèles… contrairement à certains humains.
Mais la réponse du parc à ses détracteurs est déjà toute trouvée : « Les chouettes doivent de toute façon manger des rats, alors autant en profiter pour collecter des fonds et faire sourire les gens. Et ne vous y trompez pas, nous aimons aussi les rats. »
Ce n’est pas la première fois qu’un programme joue la carte de la « vengeance animale ». En 2020, le zoo de San Antonio au Texas proposait de nommer un cafard en l’honneur d’un ex pour le voir ensuite se faire croquer en direct sur Facebook par un animal. Pour les plus rancuniers, il y avait même une version « rongeur congelé dévoré par un reptile » pour 23 €.
Alors, si votre ex vous a brisé le cœur et que vous rêvez d’un petit règlement de comptes, pourquoi ne pas transformer votre douleur en bonne action ? La campagne No regRATS est terminée pour cette année mais l’association a déjà annoncé son retour en 2026. En attendant, il est toujours possible de faire un don ou même d’adopter une chouette, si vous préférez vous entourer de sagesse plutôt que de rancune.
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